Vers une gouvernance mondiale
La crise financière aura eu pour mérite de faire accepter dans les esprits l’idée d’une gouvernance supranationale. Il y a des moments où l’histoire s’accélère, où les inerties sont bousculées et où de nouvelles solutions sont à apporter. Nous sommes à la croisée des chemins et deux voies s’ouvrent à nous. D’une part le retour en force du nationalisme comme réflexe de protection, le repli sur soi et d’autre part la mise en place d’une coopération internationale accrue avec les instruments de décision qui vont de pair. A l’heure où l’économie ne connait plus les frontières, le politique se doit de suivre la même logique, faute de quoi nous allons vers des dysfonctionnements majeurs de plus en plus fréquents.
Face à un défi mondial, aucun pays ne peut réagir seul. De plus, les institutions internationales actuelles sont nées à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et ne sont plus adaptées à notre époque. Deux réponses sont à apporter. Il faut d’abord élargir le club des puissances aux pays émergents. Il n’est pas concevable d’écarter des pays tels la Chine ou l’Inde. Le G8 doit ainsi être élargi à un G20, le Conseil de Sécurité des Nations Unis doit aussi comprendre plus de membres mais selon une organisation dont nous parlerons plus loin. Quant aux institutions telles le FMI, la Banque Mondiale ou l’OMC, ils doivent plus s’ouvrir aux grands de demain. Nous assistons à la transition entre un monde dominé par l’Occident à un monde multipolaire. Il convient ensuite de réformer ces grandes institutions en leur conférant plus de pouvoir et en les intégrant dans une structure politique mondiale plus aboutie. Ces institutions post-Bretton Woods constitueraient le pôle économico-financier d’un gouvernement mondial dont l’exécutif aurait à sa tête le Conseil de Sécurité de l’ONU. Il faut imaginer un système de poupées russes qui iraient de l’échelle locale à l’échelle internationale en passant par les étapes du régional, national et continental. A chaque échelle ses pouvoirs et ses domaines de compétences prioritaires.
Face à un défi mondial, aucun pays ne peut réagir seul. De plus, les institutions internationales actuelles sont nées à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et ne sont plus adaptées à notre époque. Deux réponses sont à apporter. Il faut d’abord élargir le club des puissances aux pays émergents. Il n’est pas concevable d’écarter des pays tels la Chine ou l’Inde. Le G8 doit ainsi être élargi à un G20, le Conseil de Sécurité des Nations Unis doit aussi comprendre plus de membres mais selon une organisation dont nous parlerons plus loin. Quant aux institutions telles le FMI, la Banque Mondiale ou l’OMC, ils doivent plus s’ouvrir aux grands de demain. Nous assistons à la transition entre un monde dominé par l’Occident à un monde multipolaire. Il convient ensuite de réformer ces grandes institutions en leur conférant plus de pouvoir et en les intégrant dans une structure politique mondiale plus aboutie. Ces institutions post-Bretton Woods constitueraient le pôle économico-financier d’un gouvernement mondial dont l’exécutif aurait à sa tête le Conseil de Sécurité de l’ONU. Il faut imaginer un système de poupées russes qui iraient de l’échelle locale à l’échelle internationale en passant par les étapes du régional, national et continental. A chaque échelle ses pouvoirs et ses domaines de compétences prioritaires.
On en vient naturellement au deuxième défi qu’est la mise en place d’entités continentales, de blocs civilisationnels, osons le mot. L’Union Européenne est en avance sur ce sujet même si beaucoup de travail reste à faire. On entend Nicolas Sarkozy demander une gouvernance économique européenne à travers l’Eurogroupe, les autres pays de l’UE hors Eurogroupe suivraient le mouvement. Il s’agit là d’une bonne idée mais qui ne doit pas se faire à la hussarde. Respectons les futures présidences tchèque et suédoise de l’UE et respectons les traités. Il suffit de faire entrer en vigueur le Traité de Lisbonne et la Présidence de l’UE se fera non plus sur 6 mois mais sur 2 ans et demi avec un président élu par les différents chefs d’Etats. D’autre part, le président actuel de l’Eurogroupe est Jean-Claude Juncker, ne l’oublions pas. Tous ces blocs que seraient l’UE, l’ASEAN, la Chine, le Japon, la Ligue Arabe… devront chacun avoir une place au Conseil de Sécurité qui sera l’éxécutif planétaire fonctionnant sous forme de directoire.
Il est certain qu’entre la théorie esquissée ici et la mise en place pratique de ce schéma ou d’un schéma analogue, les défis seront de taille. Mais n’a-t-on jamais autant avancé qu’en temps de crise ? Profitons donc de la tourmente actuelle pour rebondir.
