Ludoh
Découvrir et comprendre

Quelques photos

By Ludovic Heidmann
Dans le désordre et sans légendes, je vous ai mis quelques photos de mon voyage ici (pour ne pas surcharger la page d'accueil du blog).

Dans le post suivant, vous trouverez mon bilan du voyage que je vous invite à lire.
 

Bilan du voyage en Chine

By Ludovic Heidmann

L’heure du bilan est arrivée. Après avoir passé près de trois semaines passionnantes au Pays du Milieu, il est temps d’en tirer des conclusions sinon des enseignements. On m’a demandé pour des raisons diverses pourquoi avoir voulu aller en Chine. Une de mes connaissances m’a fait part de son incompréhension. J’ose espérer qu’elle était feinte car pour le coup elle était stupide. Mon voyage en Chine est la rencontre entre des opportunités et l’envie de découvrir un pays à l’histoire multimillénaire qui de nos jours est un acteur incontournable dans les relations internationales et qui connait un développement économique sans précédent dans l’histoire de l’humanité. J’estime que quand on part aussi loin, il faut consacrer son temps à la découverte et non au repos. J’ai donc tâché dans la mesure du possible de voir le plus de chose possible et de rencontrer le plus de chinois possible. Je tiens pour cela à remercier chaleureusement Yin qui a été un guide et traducteur indispensable et patient dans ma quête. Grâce à lui, j’ai pu mieux comprendre la « mentalité chinoise », rencontrer et discuter avec de nombreux autochtones, voir la « vraie Chine » et poser toutes les questions qui me traversaient l’esprit. Je remercie aussi Patrick qui m’a permis de visiter cette usine de production de chaussures qui sous-traite pour de nombreuses marques internationales. Là j’ai pu voir les conditions de travail et la réalité économique dans le l’usine du monde que constitue le delta de la Rivière des Perles .

La Chine de ce début du 21ème siècle est un pays surprenant qui mêle les paradoxes et dont l’irrationalité peut irriter et m’a souvent irrité sur les questions politiques. Ce bolide socialiste est entrain de bouleverser les équilibres mondiaux dans sa course à la consommation. Véritable vedette de l’économie mondiale, toutes les entreprises sont attirées par ce grand marché et oublient rapidement toute Morale face aux opportunités actuelles. Mais une entreprise privée a-t-elle une morale ? Les dirigeants chinois depuis Deng Xiaoping ont pu jouer avec brio leur exercice d’équilibriste, tiraillé entre l’économie de marché et la rude doctrine communiste. Un compromis a été trouvé, il s’agit officiellement d’une économie socialiste de marché. La réalité est différente. Avant d’aller en Chine, je pensais que le pays était politiquement communiste et économiquement « ultralibéral ». En fait, le pays n’est pas communiste politiquement, il est pire que le communisme. Dans un pays comme Cuba authentiquement communiste, les bons aspects de cette doctrine sont en place comme un très bon système de santé et d’éducation, le tout gratuit. En Chine il n’y a de communiste que les mauvais coté et même dans des secteurs comme la santé et l’éducation les inégalités sont omniprésentes. Tous les actes médicaux ne sont pas remboursés et en fonction des revenus on est donc plus ou moins bien soigné. Dans l’éducation, les enfants des cadres du Parti accèdent à meilleures écoles même si leurs résultats scolaires ne sont pas à la hauteur. Dans le cadre des affaires, les enfants de gens influents ont des passe-droits et ont constitué des empires. Hu Jintao par exemple n’a qu’un salaire de 2000 euros par mois mais en réalité sa famille est extrêmement riche car possédant de nombreux biens immobiliers et entreprises. Sur le plan économique, la Chine est ultralibérale tout en gardant un contrôle étatique du système bancaire ou en fixant le prix de l’essence par exemple. D’autre part, un des principes fondateurs du capitalisme n’est pas respecté, il s’agit du droit de chacun de disposer de ses terres. Un premier pas avait été franchi quand Deng Xiaoping avait autorisé les paysans à posséder leurs terres. La productivité avait monté en flèche. Mais le gouvernement n’est pas allé plus loin et actuellement un paysan ne peut pas vendre ses terres s’il en a envie, c’est le gouvernement qui contrôle cela.

Le développement du pays a été planifié et il a tout de suite était clair qu’il ne pouvait pas se faire uniformément. Je suis conscient que je n’ai pu voir qu’une partie de la Chine, la côte orientale en plein développement et que la vaste majorité du territoire est encore loin du niveau d’une ville comme Shanghai. Mais ces provinces côtières qui ont beaucoup d’atouts vont tirer à leur tour les provinces intérieures. Mais je pense qu’à l’heure actuelle on peut arriver à la conclusion que si l’on porte notre regard au-delà du scintillement de quelques villes, on retombe presque au 19ème siècle. La Chine reste un pays en développement.

Corolaire du développement économique de la côte, son urbanisation connait un essor tentaculaire. J’ai été impressionné par Beijing et ses « couronnes » délimitées par un périphérique. La ville en est à sa 8ème couronne qui touche presque la ville de Tianjin. Shanghai quant à elle est une mégalopole incroyable qui part dans tous les sens. Elle suit actuellement son second boom urbain après celui des années 30 et de nombreux projets les uns plus pharaoniques que les autres sont à l’étude (pont le plus long du monde, une tour de 1.2 km de haut, quartiers immenses…). Enfin la zone urbaine du delta de la rivière des Perles que constitue le conglomérat Hong Kong / Shenzhen / Guangzhou / Macao est déroutante. En Chine on sent la croissance battre à plein rythme, on en a même le tournis et il est certain qu’un tel développement ne sera pas tenable écologiquement à moyen terme. Le barrage des Trois Gorges en est la preuve. Ce projet titanesque qui fournit l’équivalent en électricité de 15 tranches de réacteur nucléaire et qui a été exhibé comme un succès technique montre ses premières faiblesses. Alors qu’il a conduit au déplacement de millions de personnes, on s’aperçoit maintenant qu’il provoque des glissements de terrain massifs et qu’un second déplacement de population de grande ampleur va être nécessaire. J’ai été choqué de voir comment à Beijing ou Shanghai l’on détruisait les anciens quartiers pour construire du neuf dessus. Ces anciens quartiers quand ils ne sont pas détruits sont pudiquement caché par d’infâmes murs cache-misère.

Bien sûr, j’ai été choqué par la pesanteur du Parti Communiste Chinois qui fait de la Chine la plus grande dictature du monde. Un symbole fort qui m’a frappé est le blocage du site Wikipedia. On bloque le savoir, signe d’un autre temps alors que les dirigeants se disent modernes et ouverts. Le savoir est le pouvoir c’est bien connu, un peuple cultivé pourrait remettre en cause la légitimité du PCC mais le problème est bien là, il ne le ferait surement pas. C’est ici que mon incompréhension est la plus totale. Je le présentais déjà au contact de Yin depuis que je le connais mais j’en ai eu la confirmation en discutant avec de nombreux chinois sur place. Ils n’en ont que faire d’être privé de liberté car l’économie se porte bien et que leur niveau de vie augmente. La politique ne les intéresse pas et ils sont amorphes. J’avais demandé à Yin si après avoir vécu en France, vu la campagne présidentielle… il n’aimerait pas pouvoir choisir ses leaders en Chine et avoir la démocratie. Sa réponse m’écrasa : « Non pas vraiment ». Alors on pourrait se dire que quand on est « pauvre » on se soucie d’abord de ses rentrées d’argent et pas de politique, oui mais ici j’ai côtoyé des gens qui n’avaient plus ces problèmes et pourtant ils ne s’intéressaient toujours pas à la gestion politique de leur pays. Face à cela, on se dit que la France est certes un petit pays mais aux grandes valeurs. Soyons fiers de vivre dans une démocratie même imparfaite. Evidemment un changement politique est souhaitable mais s'il est trop rapide, les équilibres seraient perturbés et l'économie mondiale secouée. Il faut donc un changement progressif mais nous devons être ferme et traiter la Chine actuelle pour ce qu'elle est, une dictature. Le PCC veut la grandeur de la Chine et un développement harmonieux. La grandeur n'est pas au rendez-vous car aussi puisant économiquement soient-ils, ce sont des nains car ils n'ont pas atteints notre degré d'ouverture démocratique. La dictaure est le signe de la faiblesse, le contrôle par la force cache la peur. Quant au développement il est tout sauf harmonieux, les inégalités sont partout.

Les voyages ouvrent l’esprit. J’ai pris beaucoup de plaisir durant ces trois semaines. Je n’ai bien sûr pas pu tout raconter et sûrement oublié des choses que je voulais partager mais j’aurai loisir de le faire avec les personnes que je côtoie lors de futurs discussions.

 

Hong Kong 3

By Ludovic Heidmann
Hier samedi, journée tranquille sur les plages de Repulse Bay au sud de l'île de Hong Kong et départ le soir de Yin. Aujourd'hui je me suis baladé dans le quartier commercial de Causeway Bay, j'ai mangé dans la chaine de steackhouses australienne Outbacks et j'y ai mangé un Porterhouse steack de 570g, ses accompagnements et bu 1L de bière lol. Il fallait cela pour profiter de ma fin de séjour. Puis je suis allé au cinéma voir "Lions for lambs" le film de Redford. Le film était en VO sous-titré mandarin. Un film sympa de réflexion qui pose beaucoup de questions en laissant le soin au spectateur d'y apporter ses propres réponses. Un film qui s'attaque à l'apathie d'une partie de la jeunesse plus préoccupée par les frasques de Lindsey Lohan que par l'avenir de leur pays.

Mon avion décolle lundi à 18h15 de Hong Kong. Arrivé à 23h à Doha puis départ vers l'Europe à 1h30. Enfin arrivé à 6h15 à Francfort et vers 12h chez moi à Truchtersheim. A bientôt depuis un autre continent!
 

Hong Kong 2

By Ludovic Heidmann

Ma découverte de Hong Kong se poursuit et après avoir parcouru les rues de cette ville si envoûtante, nous avons préféré le calme de la nature aujourd'hui. Direction l'île de Lantau où se trouve entre autres un monastère bouddhiste et une statue géante de Bouddha. Le cadre promettait d'être reposant mais la dernière partie du voyage en bus dans les montagnes de l'île fut mouvementée. D'habitude c'est moi que l'on engueule car je roule trop vite... mais là j'étais cramponné au siège du bus et j'avais vraiment peur que l'on fasse un accident. Nous étions dans de vieux bus parcourant les montagnes de l'île et leurs pentes très raides avec virages en épingle. On pouvait donc s'attendre à de la prudence de la part du chauffeur mais non cet imbécile se croyait dans un rally avec son vieux bus. J'avais encore en tête l'accident du bus polonais près de Grenoble cet été et je n'étais donc pas très rassuré. Tout s'est bien passé mais je fais le pari malheureux qu'un accident grave arrivera sur cette route à l'avenir, tous les ingrédients sont réunis. Mis à part ça, les paysages étaient splendides.

Quant à la ville de Hong Kong, nous y avons usé "dla semelle" comme on dit. J'adore ce principe de marcher jusqu'à l'épuisement en parcourant les villes un peu au hasard parfois, pour découvrir leurs vérités. J'ai beaucoup pratiqué cela avec un ami du nom de Joe dans le passé. Nous avons donc marché et marché. Je rejetais les propositions de Yin qui voulait prendre un bus et lui rétorquais "non marchons!". Au coin d'un stade des joueurs de badminton et de ping pong, une pause. Puis plus loin quelques grand pères en pleine partie de xiang qi. La nuit Temple Street, ses vendeurs et ses babioles.

Nous avons évidemment fait tous les incontournables touristiques.

Je voulais aussi reparler rapidement du métro de Hong Kong. J'ai oublié de vous dire que le Wifi y est disponible partout (il l'est aussi dans les cabines téléphoniques!). On y voit aussi des panneaux qui interpellent l'usager pour lui dire de garder ses microbes pour soi. D'ailleurs quand on arrive de Chine continentale à Hong Kong une attention particulière est donnée à la santé, il vaut mieux être sain. A l'arrivée du ferry de Shenzhen à Hong Kong - Kowloon on est filmé par des caméras infrarouges qui mesurent notre température superficielle pour savoir si on a de la fièvre. Et concernant les drogues, on passe devant un chien renifleur :).

Je publierai quelques bonnes photos une fois en France (la photo là n'est pas de moi). Je publierai un bilan du voyage dimanche sûrement. Yin repart en France samedi. J'irai alors lire mon bouquin au fond d'un bon fauteuil dans un petit Starbucks et y lire le journal. J'ai vu quelqu'un dans le métro qui lisait le même livre en mandarin d'ailleurs!
 

HK 1, Shenzhen et Guangzhou

By Ludovic Heidmann
Salut les gens,

Petit billet rapide pour vous parler un peu de mon début de séjour à Hong Kong. Quelle ville impressionnante! Véritable porte de l'Asie sur le Monde, c'est une ville qui vit à 200 km/h. Je suis ravi de pouvoir la visiter mais je ne voudrais jamais y vivre. Il y a tout simplement trop de gens, trop de bruit, trop de tout. Je n'ai vu ça nul part ailleurs dans le Monde. Si il y avait un mot pour caractériser la ville ce serait cosmopolitisme. On y croise toutes sortes de groupes ethniques et les différents mélanges: cantonais, philippins, euroasiatiques, indiens et pakistanais, anglais et australiens...

Segmentée, coincée entre mer et montagnes, il n'y avait qu'une solution pour héberger autant de gens dans aussi peu d'espace, construire des tours d'habitations partout et les plus hautes possibles. C'est une des caractéristiques architecturales de la ville. Celle-ci est hyper moderne et je tiens à exprimer mon admiration face au métro hongkongais. Impeccable niveau propreté (il y est interdit de fumer, manger et boire sous peine de 500 d'euros d'amende et jusqu'à 6 mois de prison) on n'y risque pas de grèves car toutes les lignes sont automatisées et on ne risque donc pas non plus de voir des gens s'y suicider comme à Paris car il y a des baies/portes vitrées. Quand on est dans la rame à l'arrêt en face des vitres qui donnent sur le tunnel il y a des écrans qui passent des bandes annonces de films!

Aujourd'hui je suis allé en Ferry (très rapide) à Shenzhen ou un chauffeur nous attendait pour aller à Guangzhou visiter une usine de fabrication de chaussures. Tout cela a été possible grâce à un ami de la famille (ancien voisin) qui travaille pour la marque Aigle et supervise les différents sous-traitants en Asie du Sud-Est. L'usine qui regroupe 4000 personnes travaille pour 15 marques différentes et le petit tour organisé a été très intéressant. Les employés travaillent dans de mauvaises conditions à mon avis. Le problème vient des odeurs de colle très fortes qu'ils respirent à longueur de journée. Il y a aussi selon moi un manque de sécurité mais le gérant m'a assuré qu'il n'y avait pas beaucoup d'accidents (on y croit). Les employés travaillent 40 heures par semaines lors des semaines normales et entre 60 et 65 heures quand il y a beaucoup de commandes. Ils ont droit à entre 5 et 7 jours de vacances par an. J'ai assisté médusé à une engueulade entre le patron et un employé, c'était violent et j'étais mal à l'aise. Yin m'a traduit par la suite la dispute et en fait le patron avait engueulé l'employé car il jouait avec son portable et lui a dit qu'il allait lui infliger une pénalité financière...

P.S: les photos viendront à mon retour en France
 

Shanghai

By Ludovic Heidmann

A l’heure où j’écris cette note, je suis dans l’avion entre Shanghai et Hong Kong. La compagnie Dragonair avec laquelle je voyage a eu la bonne idée de mettre des prises électriques à disposition des voyageurs en classe économie. Je quitte donc Shanghai où j’ai passé 6 jours passionnants. D’une part parce que mon ami qui m’accompagne, Yin, est originaire de la ville et m’a ainsi fait découvrir ses différentes facettes sous un autre angle que le tourisme "bête et méchant". J’ai partagé pas mal de moments interessants avec sa famille et ses amis. C’est vraiment ce que j’aime dans les voyages, découvrir un pays dans ses aspects de la vie quotidienne, voir comment l’on « vie ». Je n’aime pas le tourisme encadré, j’aime avoir de la liberté. Sans préjuger du bilan final de mon voyage (je n’ai même pas encore visité Hong Kong) je dois dire que mes préjugés sur la Chine sont validés et que certains points négatifs que je prévoyais en ressortent renforcés. Pour l'anecdote j'ai pu discuté et échanger les adresses mails avec un copain de Yin qui travaille pour l'agence spatiale chinoise et plus spécifiquement sur le système d'amarrage de Shenzhou 8 prévue en 2009 et qui marque la volonté de la Chine de construire sa propre station spatiale. Shenzhou 7 en 2008 sera l'occasion de sorties extravéhiculaires par un des taïkonautes. Les militaires controllent tout le programme bien sûr.

Revenons en à Shanghai. Que dire ? Il y a tellement de choses à raconter… Je vais tenter de résumer rapidement ce que j’ai pu faire durant ces 6 jours. Le premier jour nous sommes arrivés en train à Shanghai et nous avons déposé nos affaires à l’appartement que les parents de Yin nous avaient prété. Superbe appartement de 100 m2 dans une zone résidentiel du quartier de Pudong. Comme souvent lors de ces 6 jours nous avons ensuite mangé chez les parents à Yin. Le soir nous sommes passés par l’incontournable rue commerçante de Shanghai, Nanjing Road et fini par le Bund et la magnifique vue sur le centre du quartier de Pudong et ses grattes-ciel. Jeudi, j’ai assisté à la Master Cup avec deux simples (Nadal-Djokovic et Ferrer-Gasquet) et un double avec Bjorkman. J'ai aussi pu réaliser un de mes rêves, jouer dans un club de tennis de table en Chine contre de bons joueurs et joueuses locaux. C'est le sport national et il y avait donc de quoi faire, ça jouait très bien. D'ailleurs le club a accueilli deux championnes du monde et on voit leur photo avec Mao, Deng Xiaoping et même Nixon lol!

Voila je suis maintenant dans ma chambre d'hotel à Hong Kong avec une magnifique vue sur la baie. Je parlerai de Hong Kong dans un prochain post. Shanghai est une véritable mégalopole au développement anarchique. Par endroit on se croit sur la 5ème avenue à New York puis en 100m on passe dans des ruelles du Tiers-Monde. La ville est immense mais les nombreux taxis très bon marché permettent de se déplacer facilement. Un des gros problèmes de la ville reste la pollution. L'air est très pollué et l'eau est non-potable. Nous avons visité le musée de l'urbanisme de la ville qui montre les projets d'ici 2020 et l'écologie est semble-t'il une préoccupation majeure. On sourit aussi quand on voit les projets de nouveaux quartiers. Chacun a une superficie de l'ordre de 80km2 et une population prévue d'environ 600 000 habitants! Pour l'instant l'agglomération de Shanghai abrite 20 millions d'habitants.

J'ai donc pu faire le tour de la ville. Il me reste un regret cependant. Je n'ai en effet pas pu tester le maglev qui relit Pudong à l'aéroport. Problème de timing et le transrapid a une fréquence très basse (1 train toutes les 50 minutes) et le terminus se trouve dans la banlieue éloignée de la ville. Je n'ai pas vraiment le temps de rentrer dans les détails. J'apprends beaucoup de choses et mon avis sur la Chine évolue sur certains points. Je regrette d'autant plus que l'économie soit plus forte que la politique dans notre monde. Ce qui m'attriste le plus est la passivité, le "m'en foutisme" des chinois même en privé sur la gestion politique de leur pays, c'est vraiment un sujet d'incompréhension pour moi.

A oui, la circulation en Chine est folle. Aucun respect pour les piétons, des écoliers qui traverssent l'autoroute à pied! ... la folie.

Et pour l'anecdote, dans le même avion que moi entre Shanghai et Hong Kong, il y avait un membre du groupe Linkin Park. Je l'ai repéré à l'aéroport au départ. Amusant.




 

Beijing 3

By Ludovic Heidmann
Avant de lire ma note, je vous préviens qu’il n’y aura pas de photos pour des raisons techniques et pratiques.

Après un silence de quelques jours me revoilà avec pleins (trop ?) de choses à raconter. Je suis actuellement dans le train de nuit entre Beijing et Shanghai mais je vais vous parler chronologiquement de mon séjour à Beijing. Celui-ci a été mouvementé au début. En effet j’ai eu des problèmes d’adaptation à l’heure chinoise. Je ne sais pas vraiment pourquoi, j’ai pas mal voyager et j’avais toujours bien encaisser les décalages horaires qu’ils soient en positifs ou en négatifs. Donc les premiers jours à Beijing jétais extrêmement fatigué. J’ai même réussi le combo 34h sans dormir suivi d’une nuit de 5h. Après cela vous imaginez bien que l’on a une forme d’enfer! J’ai attaqué les choses intéressantes quand mon pote Yin est arrivé dimanche matin. Après un peu de repos pour lui, nous avons consacré la journée de dimanche à la visite des sites olympiques et de son ancienne université. Nous étions accompagnés de ses anciens ami(e)s de fac. Yin a étudié 5 ans à Beijing le génie mécanique. En fait il a 29 ans depuis quelques jours. Un des sites olympiques (le stade de taekwondo et de judo) se trouve sur le campus de son université. Là-bas nous avons retrouvé ses amis dans une salle privée du RU où nous avons mangé à 6 autour d’une table bien fournie de cuisine chinoise avec de la bière et du thé. Ambiance très sympa et grâce à la traduction de Yin j’ai pu un peu parler avec ses amis et leur poser des questions. Quand j’ai appris que l’une d’elle était membre du parti communiste, je n’ai pas pu m’empêcher de switcher en mode politico-chiant J. Une discussion entre deux mondes, deux systèmes, moi le pourfendeur de l’UMP face à une communiste chinoise. A vrai dire même après la discussion je n’ai toujours pas compris pourquoi elle y avait adhérer. D’autres autour de la table étaient favorables à un système politique avec plusieurs partis politiques. Quant aux JO, ils s’en foutent totalement alors que partout en ville on ne voit que des références aux JO.
Au sujet du campus, Yin m’a raconté une anecdote assez incroyable. Le campus abritent 40000 étudiants et est entouré par des murs et chacune de ses entrées est gardée par des militaires dans un poste de garde. En 2003, lors de l’épidémie de SRAS, les autorités avaient interdits aux étudiants de rentrer ou de quitter le campus sous peine d’être renvoyé des l’université ! Yin me racontait comment lui et des amis fraudaient au milieu de la nuit en grimpant au dessus des murs. Après le repas nous sommes allés voir les sites olympiques où l’on travaille d’arrache pied pour finir les derniers complexes sportifs. Les Mingongs (ouvriers de provinces de l’intérieur de la Chine qui travaillent pour deux sous sur les chantiers des grandes villes du littoral) sont là le dimanche soir à travailler à la pioche… D’ailleurs ici on travaille tout le temps, il n’y a pas de weekend. On construit, on bosse pendant que chez nous on fait des grèves contre-productives… Le contraste est vraiment saisissant. A la vue des stades, du village olympique… on voit que les chinois mettent le paquet et que les JO sont hyper importants pour eux, ce sera une vitrine au même titre que l’expo universelle de Shanghai en 2010. Le stade olympique appelé « nid d’oiseau » est le plus impressionnant de par son architecture. Enfin en soirée nous avons fait un tour en voiture avec un des amis de Yin à travers Beijing. Petit moment très sympathique. Le soir nous sommes allés manger un canard laqué dans un bon restaurant au bord d’un des lacs de Beijing.

Lundi nous sommes partis tôt pour aller à la Grande Muraille et aux Tombeaux Ming. Lors de la journée avec notre guide, nous avons également visité une fabrique de vase de porcelaine, jade… Belle journée et j’ai été ébloui par le tombeau de l’empereur Ming que nous avons visité. Un site magnifique au milieu de la nature automnale. Le soir nous sommes allés manger une fondue mongole en ville.

Enfin aujourd'hui nous avons fait la place Tian’anmen, la Cité Interdite et le Temple du Ciel. Mélange de politique et d’histoire. Un portait de Mao à l’entrée d’un palais impériale des dynasties Ming et Xing... La Cité Interdite est un site incroyable, d’une beauté… Nous l’avons parcouru durant 4 heures. Là aussi histoire intéressante. En fait, partout dans la Cité il y avait des traductions en anglais. A l’entrée de la Cité, on pouvait monter pour avoir une vue de hauteur de la place Tian’anmen et visiter une salle avec des photos, souvenirs, explications sur le régime communiste depuis Mao. Là comme par un heureux hasard, les photos étaient interdites et tout était en chinois… C’était d’ailleurs assez terrifiant, il y avait des vidéos de parades militaires en boucle, des photos qui voulaient montrer la puissance de la Chine... L’histoire de la place Tian’anmen y était racontée dans les détails avec évidemment son point le plus marquant qui manquait, je vous laisse deviner ça se passait en 1988. Et ce soir avant de prendre le train nous sommes allés faire un tour et quelques achats dans le quartier commerçant de Wan Fu Jing où l’on retrouve tous les magasins des grandes marques occidentales, des affichages et écrans partout. La jeunesse dorée vient y traîner, on se croirait sur les Champs Elysée. On y est presque écoeuré tellement les contrastes sont marqués. En quelques centaines de mètres on change de monde, on multiplie par 100 le revenu moyen des gens que l’on croise. Et encore il s’agit là de Beijing, Shanghai est encore plus riche et occidentalisée. Visite incroyable aussi d’une librairie où l’on trouve à coté d’un rayon sur la finance internationale, un rayon sur les enseignements de Mao ! et un rayon entier aussi sur les enseignements de Marx et Lénine !! Le monde à l’envers. A l’entrée de la librairie on y trouve le best-seller en abondance. Ici il ne s’agit pas d’Harry Potter ou du dernier Marc Levy mais du résumé du dernier Congrès du Parti Communiste. Pourquoi ? Car chose incroyable les étudiants doivent l’acheter. En effet, Yin m’expliquait que pour avoir sa maîtrise quelque soit la matière il y avait outre l’examen sur la matière étudiée, il y a deux épreuves éliminatoires. La première est une épreuve d’anglais et la seconde est une épreuve de politique ! sur la politique du parti communiste. Les étudiants doivent par exemple expliquer telle ou telle mesure de Jian Zeming ou Deng Xiaoping… ou parler de la notion de construction d’une société harmonieuse. Yin a raté une maîtrise de cinéma qu’il tentait à cause de cela, il n’avait eu que 40 sur 100 à cette épreuve… Donc voilà pourquoi le résumé du 17ème Congrès du PCC est un best-seller, tous les étudiants l’achètent pour réviser. Sur ce je vous laisse, une « hôtesse » du train où je suis viens de me déranger pour me confier une information cruciale, elle me dit que demain matin nous arriverons à Shanghai…
 

Beijing 2

By Ludovic Heidmann

Voilà voilà je me remets du décalage horaire, enfin je croise les doigts on va voir si je passe une nuit normale. Aujourd'hui je me suis baladé dans les quartiers proches de mon hôtel et autour de la place Tian'anmen. Avant d'y revenir quelques remarques sur la compagnie aérienne Qatar Airways. Je tenais à essayer une de ces compagnies du Golf qui ont si bonne réputation. Je n'ai pas été déçu. Tout était au rendez-vous, très bon service, très bons repas, beaucoup de films et autres.. un point négatif seulement, impossible de monter l'accoudoir entre deux sièges pour essayer de se coucher, les sièges sont collés. De toute façon, il n'y a que lors du vol Francfort - Doha que j'avais deux sièges. Pour le vol Doha - Beijing j'avais à coté de moi un chinois fort sympathique mais qui ne parlait pas un mot d'anglais. Je sais juste qu'il dormait avec la couverture sur tout son corps (tête comprise) tel une larve de papillon dans un cocon et qu'il m'a chaleureusement félicité pour mon usage des baguettes quand un repas chinois nous a été servi. Pour l'anecdote, j'ai voyagé avec l'équipe nationale grecque de Kung-Fu lol.


Premières remarques sur la Chine. Les gens semblent très sympathiques que ce soit au parking de l'aéroport, les employés de l'hôtel ou dans la rue (une chinoise qui parlait anglais m'a aidé pour payer le taxi qui affichait un prix qui ne comportait pas le prix du péage...). Mais pas de généralisation sur ces micro-exemples.

Deuxième remarque, il y a des banques partout, bien sur il n'y en a qu'une, la Bank of China. J'ai limite l'impression qu'il y a plus de banques au m2 en ville qu'en Suisse. La promenade fut intéressante et on voit clairement un mélange de société de consommation, de communisme dans l'architecture de la ville (grandes allées, les bâtiments d'Etat, les entrées de métro...), de modernité et aussi de choses... moins modernes. A ce propos les gens crachent énormément dans la rue (la campagne anti-crachat lancée pour les JO de 2008 ne semblent pas très efficace :) ). Et attention c'est un vrai crachat celui ou l'on se racle bien la gorge avant. Hier dans le taxi le chauffeur avait aussi lancé un gros rôt sans aucune gêne.

La place Tian'anmen est assez impressionnante. Wikipédia est bloqué ici en Chine. Quand on tape tian'anmen sur google le premier résultat montre la photo avec le manifestant qui bloque la colonne de chars donc où est la censure sur ce point? Les prises électriques sont vraiment bizarres mais j'en reparlerai photo à l'appui.
 

Beijing 1

By Ludovic Heidmann
Après une journée éprouvante de transport, je suis enfin arrivé à Beijing. Comme prévu je suis totalement décalé et à l'heure où je vous écrit (3h du matin) j'ai déjà fini ma nuit mais il faudra bien que je me recouche.

Alors comment s'est passé le voyage? Bien mais l'idée de faire escale à Doha a été stupide :). Certes je n'avais pas beaucoup de marge de manoeuvre mais 16h30 pour faire un Francfort - Beijing je m'en serais bien passé. Le retour sera pire car pour rentrer de Hong Kong à Francfort, il me faudra 19h.

Les points positifs des vols, si on peut en trouver, ont été le survol d'une grande partie du monde et qui s'est montré très intéressante. Pour aller à Doha, nous n'avons pas survolé l'Irak mais le Liban, la Syrie, la Jordanie et l'Arabie Saoudite. Pas grand chose à dire sur Doha, je suis resté dans l'aéroport et je n'ai vu que quelques quartiers proches de l'aéroport lors de l'atterrissage. Il n'y a aucune zone tampon entre l'aéroport et les habitations, commerces... juste un petit mur de 2m avec des tours de garde tout les 100m le long du mur.

Pour aller de Doha à Beijing, nous avons commencé à survoler le détroit d'Oman et Dubai. On pouvait voir pas mal de trafic maritime (sûrement des pétroliers ou méthaniers avec leurs lumières rouges). Le survol de Dubai était très sympa par ailleurs et on pouvait voir la future plus grande tour du monde (Burj al Dubai) en construction. La suite du vol était aussi marquée par la géopolitique puisque nous avons fait un gros détour pour ne pas survoler l'Iran et l'Afghanistan. Nous sommes donc passés au dessus du Pakistan puis direction la Chine.

Parlons un peu maintenant de mon arrivée mouvementée à Beijing. Une fois arrivé, j'ai commencé à échanger des euros contre des yuans. Là un chinois m'accoste et me demande si je veux prendre un taxi. Sur le coup me méfiant, je lui dit que non. Je retire mon argent et il revient me voir. Je réfléchis un peu et je lui demande alors une carte de taxi, il m'en montre une, prend mon bagage et je le suis. Une femme chinoise vient alors avec nous et je lui demande qui c'est. Il me dit que c'est son manager et on arrive dans un parking souterrain où un gros bras nous rejoint. Nous somme 4 et je demande ce qui se passe au "chauffeur de taxi". Il me dit que non il n'y a que son manager qui est avec nous et le gros bras fait une feinte et va autre part. On arrive à sa voiture, banalisée bien entendu et il met mon bagage dans son coffre. Je vois qu'il n'y a pas non plus de compteur dans la voiture et je suis alors sûr que c'est un taxi privé, une arnaque. Je lui demande par curiosité le tarif pour aller à mon adresse et quand je vois le prix, 45 euros je lui dis que je vais voir quelqu'un du parking et lui demander si tout ceci est légal(je n'avais qu'une envie partir). Le mec s'énerve, je commence à avoir vraiment les boules et je sors de la voiture, ouvre le coffre et prend ma valise. Je me barre vite vite et je vais voir deux jeunes responsables du parking très sympas mais qui ne parlent pas anglais. Ils me dirigent vers un taxi officiel et là je souffle. Etant parano je me fais quand même des films en imaginant que je vais être attendu lol à l'entrée de l'hôtel par les autres mafieux. Du coup après cette première aventure, j'arrive sain et sauf à l'hôtel . 45 min de trajet pour 10 euros, prix local vraiment bon marché.

Premières impressions sur la ville de Beijing: ça construit de partout. Des tours, des habitations, des autoroutes, routes.... impressionnant. Beaucoup de fonctionnaires à l'aéroport (sureffectif évident selon moi). On voit que la Chine se développe à grande vitesse et j'ai été surpris par les signes de richesse. Les mercedes, bmw, audi... n'étaient pas rares sur l'autoroute et on voit que le niveau de vie à Beijing semble vraiment bon. Dans tous les cas, il y a beaucoup de personnes qui ont vraiment les moyens.

Je n'ai pas encore de programme pour la journée de samedi où je serai seul. Je vais essayer de me recoucher puis après un bon petit déjeuner, j'en aviserai.

Je suis pour l'instant "lost in translation". C'est plus dépaysant que le Japon car tout de même moins développé. Je me sens un peu perdu. Etre seul en Chine c'est quand même l'aventure.
 

Heading East

By Ludovic Heidmann
Jeudi sera pour moi une journée de transit comme je ne les aime pas. J'ai un vol avec escale ce qui fait que du moment où je quitterai la maison en Alsace jusqu'à ce que j'arrive à Beijing, 24 heures se seront écoulées. Le premier post que je ferai sur place racontera ma journée de voyage et mon escale à Doha au Qatar. Je vais essayer de faire un truc sympa à Shanghai la semaine prochaine et j'ai aussi quelque chose de drôlement intéressant prévu à Guangzhou dans deux semaines mais vous verrez le moment venu.

Pour cette journée de voyage, voici deux chansons que j'aime vraiment bien et que j'écouterai dans l'avion:



 

DSK le politicien

By Ludovic Heidmann
DSK est l'homme de gauche le plus populaire dans le pays d'après les sondages alors que Royal est la favorite au sein du PS. On le considère comme un social démocrate ce qu'il est. Une de ces personnes raisonnables avec lesquelles on peut discuter et qui comprennent les problématiques liées à la mondialisation. Son arrivée à la tête du FMI est un bon signe mais restons prudents, DSK est du genre à beaucoup parler pour au final ne pas faire grand chose. Tel fût le cas quand il était Ministre de L'Economie dans le gouvernement Jospin de 1997 à 1999. Il avait été un bon ministre mais n'avait rien chamboulé. On parle aussi de son salaire de 500 000 $ par an qu'il aura en tant que Président du FMI (sans compter les autres avantages). Cela ne me choque pas du tout compte-tenu du poste et sachant que dans le privé sur les grandes places financières mondiales beaucoup gagnent plus. Toutefois quand on se souvient du "Je n'aime pas les riches" de Hollande (un riche étant quelqu'un qui gagne plus de 4000 euros net par mois) on a de quoi rire.

DSK fera au FMI ce qu'il pourra, englué dans des rapports de force qui le dépassent et avec une institution en perte de vitesse.

Se présentera-t-il en 2012 aux Présidentielles? Trop tôt pour le dire mais possible. Si c'est le cas ça sera folklo étant donné que le PS choisira normalement son candidat en 2010 et que DSK ne pourrait annoncé ses intentions que quelques mois avant les élections. Il faudrait alors que le PS soit encore empêtré dans des luttes sans fins pour que DSK puisse revenir en sauveur et il faudrait surtout qu'en 2008 une ligne sociale-démocrate soit adoptée par le PS ce qui n'est pas gagné! Pour cela, il faudrait arrêter les motions de synthèse et dire une fois pour tout si le PS doit devenir pleinement social-démocrate ou bien s'il reste ancré à gauche avec des alliances anachroniques avec le PC...

Personnellement, j'aimerais bien voir un duel DSK-Sarkozy. Surtout pas de Ségolène Royal, je reste sur ma conviction profonde, elle n'est pas faite pour le job. DSK aurait-il ses chances? Tout dépend des résultats du quinquennat de Sarkozy. Si les résultats sont bons et que Sarkozy se représente je pense que DSK perdra. Après bien entendu tout dépend de la définition de "bons résultats"... Pour certains le plus important est le pouvoir d'achat ressenti, pour d'autres ce sont les chiffres du chômage, de la dette...

DSK a aussi un coté sombre, c'est un politicien assez fourbe. Là où Sarkozy assume tout, DSK dissimule et brouille les cartes. La vidéo qui suit est son discours lors du Congrès du Mans en 2005, un exercice de style vraiment démagogique pour satisfaire les militants PS. Un discours vraiment éloigné de celui qu'il tient en tant que Président du FMI, un ton insupportable, on retrouve là tout son problème. Il voulait être le candidat du PS et devait convaincre le PS et ça veut dire râcler bien à gauche du parti quitte à être ridicule. La politique est triste par moments.

 

Une valeur en remplace d'autres

By Ludovic Heidmann
Mercredi avait lieu Halloween, fête païenne et symbole de notre époque mercantile. Ce mercredi je rentrais de Grenoble pour rejoindre mon chez moi en Alsace et lors des 20 derniers kilomètres, j'ai traversé plusieurs villages. Je pensais que Halloween perdait du poids en France mais j'ai été surpris de voir que chez les plus jeunes ce n'était pas le cas. Par groupes de 15-20, accompagnés de parents, les enfants les uns mieux déguisés que les autres venaient quémander maison après maison quelques bonbons.

Il me semble important de repréciser certaines choses. Halloween est une fête païenne celte qui n'a aucune raison d'être dans les pays non-celtes. Halloween en France n'est qu'une opération marketing, un moyen de plus de vendre et d'inculquer les valeurs de consommation dans l'esprit des plus jeunes. La vraie fête en cette saison est la Toussaint où dans la tradition chrétienne veut que l'on honore les saints et où généralement on va se recueillir sur la ou les tombes familiales. Pour ma part, je préconise de ne rien donner aux enfants le soir d'Halloween et je pense que les commerçants avec un minimum de valeurs ne devraient pas vendre dans leurs magasins tous les accessoires de déguisement, les citrouilles... en tous cas il ne devrait pas y avoir de stands Halloween.