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Découvrir et comprendre

Journées Parlementaires de l'UMP

By Ludovic Heidmann


Les Journées Parlementaires de l'UMP ont eu lieu vendredi et samedi à Strasbourg. Le gouvernement et les députés de la majorité étaient présents et le Premier Ministre s'est exprimé par deux reprises dans deux très bons discours.

J'ai pu me rendre vendredi soir en rentrant de Grenoble à la réunion des adhérents UMP. Au programme, discours de Grossmann, Copé, Devedjian, Raffarin, Fillon. Le ton du Premier Ministre était offensif et ce fût un délice. Face aux mensonges et aux calomnies proférés par ce qu'on appelle encore l'opposition, il fallait réagir. Je vous invite si ça vous intéresse à regarder les discours de François Fillon.

J'ai eu droit à une belle dédicace de Rama Yade et j'ai pu lui dire que j'avais apprécié son franc-parler quand elle a dit "La France n'est pas la Russie ni la Chine, la France n'est pas une dictature". Elle m'a alors dit qu'elle en avait assez des gens qui critiquent la France sans cesse.

J'ai aussi pu parler à Jean-Pierre Raffarin et je lui ai dit qu'en tant qu'adhérent UMP j'étais choqué par la réforme des statuts de l'UMP. En effet alors que Nicolas Sarkozy a utilisé l'UMP comme machine de guerre et comme arme anti-chiraquie, verrouiller le parti avec une direction collégiale me parait honteux. C'est une manoeuvre politicienne. Raffarin était visiblement gêné et m'a lors dit que c'était parce qu'il fallait être unis et ne pas donner une image de division. Je ne suis toujours pas convaincu.

Enfin à la suite des discours, avait lieu un buffet très sympathique. D'après le programme on aurait du y cotoyer les députés et les ministres mais non. Ce fut le seul point noir de la soirée. Seule Roselyne Bachelot s'est mêlée à la plèbe. Ce fut avec beaucoup de plaisir que j'ai rencontré certains Jeunes Pop' notamment Nicolas K. et Charles S. deux des trois rédacteurs de jump67.com . J'espère pouvoir discuter de nouveau avec eux à l'avenir quand je serai en Alsace.
 

Ahmadinejad à Columbia University

By Ludovic Heidmann

Le moins que l’on puisse dire c’est que le débat a été vif aux Etats-Unis par rapport à l’invitation du président de l’Université de Columbia à s’exprimer devant professeurs et étudiants et à se soumettre au jeu du débat.

Certains ont vu en cette invitation, une tribune offerte à un « dictateur ». Une offre qui allait renforcer sa stature aux yeux du monde et du peuple iranien alors qu’il faudrait le marginaliser. Cet argument est bien sûr valide mais je partage l’opinion inverse.

L’université de Columbia a toujours eu pour tradition d’être un lieu de débat passionné et a donné la parole notamment à l’ambassadeur de l’Allemagne nazie dans les années 30 (voir le film ‘The Good Sheperd’). Je soutiens qu’il faut toujours débattre sans concessions même avec les pires régimes. Confronter le mal est une nécessité et doit se faire frontalement avec force et pugnacité. De plus, laisser s’exprimer tout le monde est un signe d’ouverture d’esprit et de démocratie. D’autre part, même si une telle invitation met sur un pied d’estale le représentant d’un régime autoritaire, elle permet aussi de lui poser des questions précises et ciblées sur sa politique.

Venons en maintenant aux interventions. Le président de l’université a ouvert la séance de façon brutale en attaquant le président iranien. Il a à certains moments été dans le vrai mais a à mon goût voulu trop en rajouter pour faire contrepoids aux critiques de beaucoup d’américains. Comme le président iranien l’a rappelé, ce n’est pas une façon de recevoir un hôte et généralement on laisse les étudiants se faire leur propre opinion. On peut noter quelques erreurs surprenantes provenant d’un expert en politique internationale comme lorsqu’il traite Ahmadinejad de dictateur. Qualificatif inapproprié pour quelqu’un qui ne détient pas les vrais pouvoirs et n’est que le représentant politique élu par le peuple et adoubé par un pouvoir religieux. Mais passons ce n’était qu’un point de détail.

Par la suite, il faut se féliciter que toutes les bonnes questions aient été posées au président iranien. Celui ci a pourtant esquivé certaines d’entre elles ou bien carrément répondu de façon outrageusement ridicule : « nous n’avons pas d’homosexuels en Iran, c’est un phénomène qui n’existe pas chez nous ».

Un sentiment de confusion règne malgré tout. Le régime iranien est fin stratège et sait souffler le chaud et le froid. Il ne faut surtout pas oublier le concept principalement chiite de « taqiya » qui consiste dans son acceptation moderne à dissimuler ses véritables intentions à ses ennemis. C’est un point très important et souvent occulté. Je suis assez perturbé quand je vois que le problème iranien est principalement vu comme un problème politique alors que le religieux a une grande place dedans. L’Iran est une théocratie contrôlée par un clergé chiite. D’un point de vue géopolitique l’opposition sunnite/chiite joue un grand rôle dans les tensions régionales au Moyen-Orient.

On pourrait parler longtemps de l’Iran et j’en reparlerai sur ce blog. D’ailleurs l’Iran est un pays que j’aimerais visiter mais certains évènements récents comme les enlèvements de touristes par des brigands m’ont un peu refroidi, s’en parler de ma mère qui ne voudrait pas que j'y aille lol.
 

Weekend aérien

By Ludovic Heidmann
J’ai passé un très bon weekend à l’invitation d’un ami de la famille dans la commune de Saint-Hilaire à une trentaine de kilomètres de Grenoble. S’y déroulait la Coupe Icare, rassemblement international annuel de tous les aficionados du parapente. A cette occasion, la population du plateau où se trouve le village passe de 2000 habitants à 70000. Trafic congestionné, réseau GSM saturé, logements complets, l’événement ne passe pas inaperçu.


Différentes démonstrations aériennes étaient offertes (parapente, autogires, planeurs, hommes-volants…) et j’ai vraiment apprécié le spectacle. Bien sur, l’imbécile que je suis n’avez pas mis de crème solaire alors que j’ai passé le weekend dehors. Résultat un beau coup de soleil avec même à un endroit une brûlure superficielle du second degré. Mais les séquelles ne s’arrêtent pas là. J’ai découvert l’existence de muscles entre le bassin et les cuisses qui sont courbaturés. J’ai énormément marché sur des pentes, en tous cas je n’avais jamais réussi à les faire travailler autant a priori. Enfin, j’ai pu expérimenter le parapente. Non non pas directement au dessus du vide en m’élançant d’une falaise. J’ai fait ce que l’on appelle du parapente-école. On s’élance d’une pente pour être à un ou deux mètres au dessus du sol et tester le comportement de la voile, les commandes… et acquérir des sensations. Je peux vous dire que c’est plus casse-gueule que ce que je ne pensais. On prend mine de rien beaucoup de vitesse et même en étant à deux mètres au dessus du sol, l’atterrissage peut être très problématique. Je me suis vautré à plusieurs reprises assez violemment en atterrissant buste en avant et en tentant d’amortir la chute avec mes bras. D’ailleurs ceci s’en souviennent et sont contusionnés de partout. Mais ça reste une excellente expérience et la prochaine étape sera de faire un vrai vol en tandem.
 

Le dynamisme sans dynamique?

By Ludovic Heidmann
L'actualité politique s'est enrichie depuis l'élection de Nicolas Sarkozy le 6 mai. Oui, il n'y a pas photo entre l'hyperactivité sarkozienne et le mutisme chiraquien. D'ailleurs quand en 2002 Jospin annonçait qu'il se retirait de la vie politique, la remarque valait-elle aussi pour Chirac? Les temps changent et pas un jour ne passe sans que Sarkozy n'interviennent. Ce dernier pourrait se targuer de la médaille d'or si le cumul des mandats était une discipline olympique. Je vous préviens tout de suite, cette note sera plus critique qu'élogieuse. Mais ne vous y trompez pas, je ne regrette pas du tout mon soutien à Nicolas Sarkozy durant ces dernières années. Je continue à le soutenir comme je soutiens nombres de ses mesures. Cependant, chanter les louanges du Président m'interesse moins que de souligner mes points de désaccord avec sa personne et son action.

Premier point, je ne partage pas son coté people-beauf. Ce n'est pas que je n'ai pas aimé les Visiteurs et Jackouille ou que le Fouquet's me soit désagréable. Mais quand on combine un certains nombres d'élements ça en devient caricatural. Je passe sur ce que j'ai jugé comme étant le comble de l'indécence et du ridicule, la venue de Nicolas Sarkozy accompagnée de Maud Fontenoy à l'enterrement d'un marin-pêcheur. Le président se rendrait il à l'enterrement d'un agriculteur ou d'un boucher accompagné de Joel Robluchon? Vous avez aussi du remarquer que pour chaque personnalité qui décède, nous avons droit à un communiqué de l'Elysée et très souvent le Président se rend à l'enterrement. Or quand Jacques Martin est mort, pas de communiqué et Nicolas Sarkozy ne se rendra pas à l'enterrement. Silence radio de l'Elysée alors que Jacques Martin était tout aussi connu et apprécié des Français que feu Michel Serrault. Bizarre bizzare... Regarder l'histoire du trio Martin/Sarkozy/Cécilia et vous aurez la réponse au pourquoi du mutisme élyséen. Sur ce point particulier la dimension personnelle l'a emportée sur la dimension présidentielle.

Second point, Nicolas Sarkozy est trop dur avec ses ministres. Les succès du gouvernement sont toujours pour lui et les ratés pour le ou les ministres. D'ailleurs cela est vrai au niveau européen. Le dynamisme sarkozien n'arrive pas à relancer la croissance alors c'est de la faute de Jean-Claude Trichet et de l'euro trop fort. Et surtout que Juncker et les autres dirigeants européens ne viennent pas critiquer la France! ce ne sont que des losers qui n'ont jamais rien réussi et n'ont ni la grandeur ni la clairvoyance de notre vénérable Président. Je ne compte plus le nombre de fois où un ministre (Woerth, Lagarde...) s'est fait sèchement remis à sa place par le Président. Certes Sarkozy a la légitimité et la force du leader élu par le peuple face à des ministres nommés mais admettez qu'il est bien cocasse de voir un ancien élève "moyen" donner des leçon d'économie à un diplomé de HEC et de l'ENA.

On entend parler ces jours-ci de remaniement ministériel. Hervé Morin confirmerait qu'il interviendrait vers février 2008. J'entends même que l'on aurait de nouveau droit à de "l'ouverture". Je ne vois personellement pas pourquoi il faudrait faire un remaniement. Aucun des ministres n'a fauté (non même pas Kouchner :) ni le silencieux Borloo).

En tant que membre de l'UMP, j'ai été appelé à me prononcer cette semaine sur la réforme des statuts de l'UMP encore appelée le hold-up sarkozyen. Souvenons nous que Sarkozy a utilisé l'UMP pour sa conquête du pouvoir et pour s'opposer à Chirac/Villepin. Or maintenant que Sarkozy est président, l'UMP ne devrait plus avoir de président mais une direction collégiale. Tiens donc... J'ai décidé de ne pas marcher dans cette combine et j'ai donc voté NON à cette modification des statuts. Je ne vois pas de quoi il a peur, s'il est bon alors aucun opposant interne ne pourra le défier. Je rajoute enfin que je tiens toujours autant à voir Cécilia Sarkozy s'exprimer devant la Commission d'Enquête Parlementaire sur "l'affaire lybienne".
 

Se montrer ferme

By Ludovic Heidmann

Bernard Kouchner, Ministre des Affaires Etrangères: "Il faut se préparer au pire"..."c'est la guerre"

Virage sémantique à 180° de la part de la diplomatie française. Une pluie de critiques s'abat sur le gouvernement alors que le Premier Ministre en rajoute une couche et juge que la "tension est à son extrême" avec l'Iran.
Même les Etats-Unis sont étonnés et jouent alors aux gens raisonnables avec Robert Gates qui insiste sur l'option diplomatique mais en réaffirmant que toutes les options étaient sur la table.

Personnellement, je ne suis pas choqué. Evidemment la guerre reste la toute dernière option et il faut l'éviter à tout prix. Cependant nous sommes encore loin d'avoir épuisé toutes les cartes et il n'est pas admissible que l'Iran se dote de l'arme atomique.

Revenons rapidement aux raisons qui nous conduisent à vouloir empêcher l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire. Premièrement, l'Iran est une dictature théocratique qui est susceptible d'avoir des réflexes irrationnels. Faut t'il de surcroît rappeler les déclarations d'Ahmadinejad concernant Israel qui doit être "rayer de la carte" ou la négation de la Shoah. Certes on peut ramener ces déclarations à des messages destinés à l'opinion publique iranienne mais la vérité est que rien n'est sur.

Par ailleurs, le rôle de l'Iran au Moyen-Orient est négatif: soutien logistique et militaire au HizbAllah, soutien aux groupes armés palestiniens, rôle de déstabilisation en Irak... Si l'Iran obtenait l'arme atomique il en userait comme un moyen de pression politique pour asseoir son hégémonie. Les pays arabes à dominante sunnite du Golf ainsi que l'Egypte et et la Turquie verrait alors naitre ou renaitre leurs propres ambitions nucléaires et nous assisterions à une prolifération nucléaire. La région est déjà une poudrière, il ne manquerait plus que certains des acteurs soient des puissances nucléaires.

D'autre part, nous ne pouvons pas écarter le scénario apocalyptique religieux. Le retour du Mahdi a une place très importante dans l'Islam chiite et l'Iran pourrait alors le précipiter en rasant Israel sachant que l'Iran serait détruit en contrepartie. Enclencher l'Apocalypse pour faire revenir le Mahdi, une thèse extrême certes mais qu'il ne faut pas écarter. Je le répète, nous n'avons pas forcément à faire à un adversaire rationnel. Dans les années 30, est-ce que l'on pensait que Hitler mettrait en place la Solution Finale? A bas le syndrome munichois.

Le fait est que à défaut de certitudes sur la stratégie iranienne, il faut être très prudent. Peut-être que les iraniens bluffent et que au final ils céderont. Peut-être mais prévoyons le pire.

Je pense quant à moi que l'Iran ne cédera pas et que malheureusement avant la fin du mandat de Bush, les installations nucléaires iraniennes seront bombardées. La campagne présidentielle américaine serait alors axée sur les questions de défense/sécurité et les républicains remporteraient l'élection. Au Moyen-Orient, les troupes américaines en Irak et en Afghanistan ainsi que la flotte américain dans le Golf et les bases américaines en Arabie Saoudite... seraient des cibles de choix pour les missiles iraniens. Ces derniers pousseraient à son paroxisme la guérilla chiite en Irak et pourrait user du HizbAllah pour conduire des actions au Proche-Orient contre les intérêts américains. Le risque politique serait de souder la population iranienne et de renforcer le régime. Certes beaucoup de jeunes urbains veulent que l'Iran s'ouvre mais n'oublions la campagne iranienne qui a conduit à la victoire d'Ahmadinejad en 2005. Il faut aussi souligner que le nucléaire fait consensus en Iran.

Alors oui Kouchner utilise des mots durs et il a raison. L'Iran gagne du temps depuis des années et continue son programme d'enrichissement. Il faut alors maintenant montrer ses muscles et il convient en même temps de passer à la vitesse supérieure et d'appliquer de nouvelles sanctions économiques contre l'Iran. La difficulté sera de ne pas répéter l'erreur de l'embargo sur l'Irak et de faire en sorte que les dirigeants soient touchés par les sanctions tout en épargnant autant que possible le peuple. Le point faible économique de l'Iran est l'essence, l'Iran produit beaucoup de pétrole mais importe son essence faute de raffineries... option à creuser

La diplomatie a encore sa place, toutes les sanctions n'ont pas été appliqués et toute solution devra se faire par consensus entre membre du Conseil de Sécurité. Montrons notre fermeté tout en continuant à négocier. Il me parait aussi crucial que les Etats-Unis rétablissent des relations diplomatiques directes avec l'Iran avant d'envisager des frappes aériennes. Jouons la carte de la fierté iranienne, ce pays a un énorme besoin de reconnaissance.

 

Savoir cultiver son coté politico-chiant

By Ludovic Heidmann
J'ai appris trop tard, le jour de son ouverture, que se déroulait à Grenoble le Forum du journal Libération durant 3 jours: jeudi, vendredi, samedi. Son titre "Vive la Politique".
L'affiche était incroyable, des débats à profusion entre personalités sur des thèmes passionnants. Programme ici

Je faisais face à deux problèmes de taille. Premièrement je travaillais le jeudi et vendredi et deuxièmement je n'avais pas pu réserver de places.
Je décidais alors samedi par une magnifique journée de me rendre à la Maison de la Culture de Grenoble pour assister à trois débats. Au final je n'ai assisté qu'à deux débats pour cause de mal de tête et parce que je ne voulais pas attendre 1h30 pour le dernier débat.


Premier débat de 9h30 à 11h entre deux mastodontes, Laurent Fabius et Alain Finkielkraut sur le thème "La reconstruction de la gauche?". Bien que je suis souvent en désaccord profond avec Laurent Fabius, je l'ai toujours considéré comme une Homme d'Etat, un des rares à gauche qui ait la carrure présidentielle. Quant à Alain Finkielkraut, je réitère ici toute l'admiration que j'ai pour lui. C'est un philosophe que j'adore et je me suis toujours délecté de l'entendre à la télévision notamment dans son combat contre les vulgaires Indigènes de la République.


L'auditorium de la Maison de la Culture est plein pour cette affiche arbitrée par Laurent Joffrin.
Le débat n'a pas vraiment eu lieu et on a eu droit à un dialogue de type "universitaire". On se complétait plus que l'on ne se contredisait.
Laurent Fabius était très marrant, j'ai bien aimé par exemple son "...Chirac n'est pas Bill Clinton...(silence)... sauf à certains égards." Ses arguments étaient pour la plupart dépassés et très partisans. En schématisant (à peine), il expliquait que l'humanité était plus une valeur de gauche que la droite. Son credo connu et répété est reconstruire la gauche en revenant aux valeurs d'antan. Pour lui la sociale démocratie est morte et il faut revenir à la "vraie" gauche.

Alain Finkielkraut se plaçait moins sur le plan politique et tenait un véritable discours de philosophe. J'ai beaucoup aimé son argumentation autour du fait que la gauche doit non pas changer le monde mais le sauver. Il expliquait que l'on n'apprend plus aux enfants à aimer le monde mais à aimer des images.

Le deuxième débat devait faire intervenir notamment Julien Dray, le "flic du PS" mais il a annulé sa venue (dommage). J'ai alors assisté à une confrontation entre le sociologue Louis Chauvel (excellent) et la député PS Delphine Bato qui remplace Ségolène Royal à l'Assemblée. Thème du débat: "ordre et désordre, une crise de l'autorité?".


Le débat s'est principalement axé autour de mai 68 et de l'odre policier. Les autres formes d'ordre ou d'autotité (parentale, médiatique, politique...) ont été occulté. J'avais pas mal d'a priori sur Delphine Bato, je pensais qu'elle serait aussi blablabla que son modèle Ségolène Royal. Je ne vous cache pas que c'est le même style mais j'ai été positivement surpris sur le fond. Elle a tenu un langage ferme contre les brûleurs de voitures et autres en insistant sur le fait qu'il n'y avait pas de raisons sociales derrière ces actes (discours longtemps tenu par la Gauche) et que rien ne justifiait la violence dans une démocratie.
La salle était très à gauche et étant de culture de droite j'étais assez surpris. La Gauche a cette culture du débat, de la synthèse... alors que la Droite débat aussi mais se range vite derrière un chef. Cette salle était donc très agitée et parfois grotesque. Il y avait par exemple un intervenant qui disait que le débat était "nul et inutile" ou un autre que Royal avait perdu parce l'on avait pas pu entendre ses projets pendant la campagne parce que les membres du CSA sont les amis de Sarkozy...

Le troisième débat auquel je n'ai pas assisté faisait intervenir le fameux Henri Guaino, la plume de Sarkozy, le monsieur-non de l'UMP. Dommage car cet homme est un puit de culture. Une prochaine fois peut-être...

A oui sinon, j'ai vu Nathalie Kosciusko-Morizet et Rachida Dati (surprotégée mais très classe!). :)
 

Le vrai pouvoir

By Ludovic Heidmann
Je ne suis pas amateur des théories du complot. Elles se basent souvent sur le fameux adage "A qui profite le crime?" et en tire une conclusion. Malheureusement le crime peut souvent profiter à de nombreux acteurs qui peuvent même être ennemis.

Nous sommes gouvernés par des élites qui tentent souvent de protéger leurs intérêts avant ceux du peuple. Leur arrogance est sans fin (il y a bien sur des exceptions) et seuls de grands hommes ont occupé les plus hauts postes en renonçant à intégrer ces obscurs cercles du pouvoir international.

Le monde est complexe, on a de plus en plus de mal à comprendre les tenants et aboutissants de nombreuses crises ou processus internationaux. L'Etat est fragilisé, marginalisé. Le Marché abat une après une les frontières de tous ordres, mais n'a pas d'âme propre. Alors qui a le vrai pouvoir?

Le vrai pouvoir appartient à une caste mondiale composée d'hommes d'influence: des politiques, des patrons, des économistes... Ils appartiennent à différents groupes plus ou moins secrets qui influent sur la gestion du monde. Ces groupes sont les Bilderberg, Skull and Bones, le Bohemian Club...

Ces groupes montrent que à trop de pouvoir, l'on dérive dans la folie pure et simple. Par exemple, les membres du Bohemian Club pratiquent des cérémonies païennes d'inspiration druidique lors de leur réunion annuelle en Californie (voir article wikipedia).

La construction européenne serait en partie due à la volonté des Bildenberger tout comme le "sale coup turque" qui se prépare. Je cite le thème de leur dernière réunion à Istanbul :

La réunion 2007 du Groupe de Bilderberg a eu lieu du 31 mai au 3 juin, au Ritz-Carlton d'Istanbul. Et avait comme principal sujet selon des echos du web et des médias, l'entrée accélérée de la Turquie dans l'Union Européenne.


Je vous invite à lire les articles suivants sur wikipédia, regardez le nom des membres de ces clubs, c'est effrayant.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bilderberg
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bohemian_Club
 

Grosse semaine en perspective

By Ludovic Heidmann
J'aurais aimé commenter l'actualité. J'aurais aimé répondre à des commentaires sur d'autres blogs, comme à celui de Nicolas K. J'aurais aimé parler de Britney Spears (oui, oui). J'aurais aimé faire beaucoup de choses mais le destin a voulu qu'un malheur me tombe dessus.

A cause de l'incompétence d'une personne (non non ce n'est pas moi), je me retrouve avec un rapport de stage à faire en moins d'une semaine. A coté de cela, il y a aussi toute la paperasse à remplir pour mon prochain semestre d'étude aux USA.

Enfin si j'avance bien je bloggerai. Désolé pour cette période creuse au niveau des articles, je me rattraperai.
 

Blog en chantier (jusqu'à lundi soir)

By Ludovic Heidmann
Le blog est en rénovation. Certains éléments peuvent être défaillants mais tout devrait revenir à la normal dans quelques jours. Tout n'est pas encore au point, soyez cléments.
 

Culte

By Ludovic Heidmann
Si je ne me trompe pas, l'extrait date de 1999 avant les éléctions européennes et De Villiers parle de Sarkozy.

 

Pourquoi je ne veux pas travailler aux USA

By Ludovic Heidmann
Les derniers semestres de mes études sont consacrés à un double-diplôme franco-américain. En janvier 2008 j'entamerai mon dernier semestre à Atlanta et en mai j'obtiendrai alors mon master of science in mechanical engineering. Le choix que beaucoup de personnes font est d'essayer de trouver un job sur place à la fin de leurs études aux USA. C'est une idée que j'ai longtemps eu, une sorte de rêve parfois mais que j'entretiens de moins en moins. J'ai eu l'occasion d'aller plusieurs fois aux USA et même si ça reste trop peu pour vraiment en tirer des leçons définitives je crois avoir fait le tour des problématiques les plus importantes. Il est évident que mon dernier semestre à Atlanta fera office de conclusion à ma réflexion sur les Etats-Unis.

Voila pourquoi à l'heure d'aujourd'hui je préfèrre travailler en France plutôt qu'aux USA.

1) salaire vs loisirs

En tant qu'ingénieur débutant avec un Master of Science je pourrais avoir 60000$ brut de salaire annuel aux USA mais que 33000 à 34000 euros en France. Il convient bien de parler de $ et d'euro car de toute façon si on vie aux USA on paie en $ donc faire la conversion ne sert à rien.
A première vue on se dit "presque le double en salaire!" oui mais pour avoir ce salaire on aura entre 2 et 4 semaines de vacances par an et 45h par semaine de travail. En France les vacances c'est plutot entre 7 et 10 semaines par an en comptant les RTTs à compter de 42h par semaine.

le salaire horaire aux USA tournerait autour des 5.6$/heure et 3.9euros/heures en France. L'écart se réduit donc déjà.

2) Coût de la vie

L'exemple le plus criant d'objet moins cher aux USA qu'en France c'est l'automobile. Moins chères neuves, des voitures plus puissantes (on commence à 1.6L là-bas), un marché de l'occas plus développé. Cassons un peu ce mythe.

La majorité des voitures aux USA sont américaines ou japonaises. Et c'est elles qui sont le moins chères. La qualité des ricaines n'est pas au rendez-vous, les intérieurs sont ridicules et elles consomment beaucoup. Quant aux japonaises, le design est fade.
Ensuite, les voitures sont puissantes mais donc consomment plus et vous frustrent plus. En effet, les flics sont très présents aux USA et il est difficile "d'abuser" gentillement avec sa voiture.
Enfin l'essence est moins chère mais les distances beaucoup plus importantes donc l'avantage est annulé voir pire.

Le plus important c'est de se loger. Aux Etats-Unis les prix de l'immobilier sont beaucoup plus élevés que chez nous.

La bouffe c'est le même prix en plus pourrie et l'habillement même prix.

Après d'autres trucs importants sont plus chers mais on va y revenir.

3) Emménager oui mais où?

Il ne faut pas se faire d'illusion, les USA c'est le pied pour s'amuser en vacances ou plus longtemps mais y vivre c'est autre-chose. Seules des villes comme NYC, San Francisco et la Bay Area, Seattle, Boston, Chicago ou des Etats comme la Californie, New York valent le coup. Si on va aux USA pour vivre dans le Wyoming ou le Montana autant rester chez soi.

4) Les infrastructures

En France, on a de très bonnes routes, un réseau TGV exemplaire. Sans compter les télécommunications (internet, mobile) parmi les meilleures au monde. De plus les prix sont très faibles chez nous comparé aux autres pays.
Les USA sont à la ramasse dans tous ces domaines.

5) La culture

La France pays de culture, de débats. Nous avons la chance d'avoir en moyenne une population assez cultivée (par rapport aux autres pays) et au courant de l'actualité. A la télé, on a des émissions de qualité (souvent en deuxième partie de soirée certes).
La bétise ambiante aux USA est assez insupportable. Bien sur il y a des exceptions au niveau du territoire mais sur les 300 millions d'habitants c'est affligeant. Et les media n'arrangent pas ça, ils sont à l'image de la population.

6) La qualité de vie

En France, l'assurance maladie est performante et couvre bien contrairement aux USA. Les disparités "riches-pauvres" en France sont beaucoup moins grandes qu'aux USA où il vaut mieux être aisé.
D'autre part, la France est riche de plusieurs cultures différentes, de régions au patrimoine riche. Les paysages changent au bout de 100km... Aux USA il faut souvent faire des centaines de km pour apercevoir une différence.
Les USA sont un pays jeune et n'ont pas notre histoire. N'oublions pas la nourriture en France, le vin, la bière...

Enfin la violence. Elle est partout aux USA. Je n'ai pas envie de vivre dans une société surarmée où posséder une arme à feu est si facile.

7) Le patriotisme

J'estime avoir été formé par le système éducatif français. J'aime mon pays et je veux "produire" pour lui et apporter ma pierre à l'édifice. Ce n'est pas non plus à l'heure de la construction européenne qu'il faut quitter le navire.


Voilà quelques raisons qui me donnent envie de rester en France. C'est mon point de vue actuel, il me manque du vécu pour bien en parler. Mais dans mon cas, plus j'ai connu les USA plus j'en ai vu la réalité et plus je m'en suis éloigné.

8) Le plus important

La famille et les amis.
 

A Strasbourg, ça construit!

By Ludovic Heidmann


Strasbourg, capitale de l'Europe ;) est une ville merveilleuse. Bon mon regard n'est pas neutre mais même des non-alsaciens m'ont fait part de leur goût prononcé pour cette ville.

Sous l'impulsion du duo Fabienne Keller (maire) et Robes Grossmann (président de la CUS) la ville connait un développement important.

Le réseau de tramway par exemple est le plus important en France (53km) et c'est le seul réseau maillé. Des extensions sont prévues pour relier le centre de Lingolsheim ou bien la ville allemande de Kehl. Imaginer un réseau de tram européen! d'ici 2012 ce sera une réalité.
En 2011, le réseau Tram-Train sera opérationnel ce qui permettra à une ville comme Barr ou à l'aéroport de Entzheim d'être reliés au centre ville de Strasbourg.



Un Zénith est aussi en construction, il sera opérationnel début 2008. A coté viendra le rejoindre d'ici 2011 un nouveau Parc des Expositions.


La Gare a été enjolivée pour l'arrivée du TGV. On peut déja apprécié la magnifique coupole de verre. Le TGV permet de relier Strasbourg et Paris en 2h20 et d'ici 2014 en 1h45. Strasbourg sera aussi le centre du réseau à grande vitesse européen.



Sinon, diverses places de la ville sont réaménagées ainsi que des quartiers comme celui de l'étoile.

Sur le plan routier, le Grand Contournement Ouest sera opérationnel d'ici 2011. Grande polémique à ce sujet d'ailleurs dans les villages à coté desquels passe le tracé.