The Iranian puzzle, second part
Faisons un petit point sur la situation en Iran. Après avoir refusé les offres très honnêtes européenne (coopération dans le domaine du nucléaire civil), voila que les iraniens rejettent une seconde offre, russe cette fois-ci. En effet, la Russie a proposé que l'Iran enrichisse son uranium en Russie pour que cela soit controlé et pour bien s'assurer qu'ils n'y auraient pas de dérives. Le but pour la Russie était de rester dans la partie avec un de ses clients, l'Iran et de tenter sa chance pour arracher un accord, la Russie en serait sortie grandie. Les iraniens ont donc refusé l'offre et s'obstinent. Personellement, je suis à peu près certains que l'Iran cherche à se doter de la bombe nucléaire. Le fait que l'Iran développe des missiles balistiques en est un preuve. En effet, la combinaison du programme de développement des missiles Shahab ainsi que de l'outil nucléaire nous fait craindre la possibilité de missiles balistiques à têtes nucléaires. Un autre indice est non transparence continue des autorités iraniennes quant à leur programme nucléaire.
L'Iran se permet actuellement de pousser le bouchon de plus en plus loin car ils ont analysé la marge de manoeuvre européo-américaine, ils se disent que le seul danger immédiat est la saisie du Conseil de Sécurité, mais que celui-ci ne pourra pas statuer sur le sort de l'Iran. Ils pensent aussi que le climat actuel de pétrole cher, va rendre la tâche plus compliquée aux occidentaux pour jouer sur la menace de sanctions économiques, et ils savent aussi qu'ils peuvent encore plus déstabilisé les US en Irak à travers les milices de Badr entre autre s'ils le veulent. La faiblesse du raisonnement iranien doit se chercher du coté du Conseil de Sécurité. Si l'Iran refuse les offres russes alors peut-être que la Russie va se ranger du coté des occidentaux, restera alors la Chine isolée qui cherchera peut-etre plus une abstention alors qu'un véto malgré ses contrats importants avec l'Iran. L'Iran a beaucoup à perdre aussi dans cette histoire. Le point positif pour lui et que toute la population est derrière le gouvernement sur la question nucléaire.
Quant à l'éventualité d'une attaque préventive israélienne, je n'y crois pas. Le nombre de cibles, les distances à couvrir et la fiabilité des renseignements relatives rendent cette mission trop complexe, aussi bien d'un point de vue opérationnel que politique.
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